Kedi –

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Les chats sont les stars dans « Kedi – des chats et des hommes » de Ceyda Torun qui s’intéresse à la relation qu’entretiennent les félins et les hôtes chez qui ils s’imposent.

Qu’ils soient blancs, noirs, roux ou les trois, femelles ou mâles, jeunes ou vieux, Ceyda Torun fait des stars de cinéma de ces animaux familiers, mi-sauvages, mi-domestiqués, qui vagabondent par milliers dans les rues de la capitale turque. « À Istanbul, un chat est plus qu’un chat, il incarne le chaos indicible, la culture, la singularité qui font l’essence d’Istanbul », note Yalis Barlas, enseignant dans une université californienne. La réalisatrice nous invite donc à suivre les pérégrinations de sept chats au caractère bien trempé et au surnom qui, justement, en dit long.
Des personnalités
Il y a d’abord Sari, l’arnaqueuse, une maman débrouillarde qui, pour ses petits, sait supplier pour obtenir ce qu’elle veut quitte à farfouiller partout et voler si nécessaire. Bengü, la tombeuse, c’est une autre femelle qui sait jouer de ses charmes et il en faut quand on aime se faire caresser. Mais attention, elle peut devenir féroce lorsqu’on s’en prend à ses rejetons. Et que dire de Psikopat qui n’a pas besoin de surnom puisqu’elle porte bien son nom : jalouse, la confrontation ne lui fait pas peur, et ce n’est pas forcément le plus costaud qui aura le dernier mot.
Côté mâle, finalement, c’est plus calme, même si Aslan Parçasi est réputé pour être un bon chasseur : s’il dort toute la journée, la nuit, les rats n’ont qu’à bien se tenir, quant aux pêcheurs, ils devront veiller sur leurs poissons, il les adore. Nous, on adore Deniz, le mondain, la mascotte du marché bio, et Duman, le gentleman qui tape à la porte du restaurant lorsqu’il a faim. Très sociables, tous les deux obtiennent l’attention des humains qu’ils croisent chacun à leur manière. Quant à Gamsiz, le joueur, c’est le patron… de la rue qu’il fréquente.
Ceyda Torun donne la parole aux hommes et aux femmes que ces chats fréquentent, chacun donnant sa vision de l’animal : « Ils sont comme nous, avec leurs traits de caractère, leurs sentiments », dira l’une. « Ce sont des extraterrestres, ils boivent, ils mangent, ils dorment comme nous mais leur vie est différente de la nôtre », expliquera une autre. Laissons la conclusion à un sage qui affirme que « pour les chiens, l’homme est un Dieu. Alors que pour les chats, nous sommes des intermédiaires entre Dieu et eux. » Après cette réflexion lourde de responsabilité, vous ne pourrez plus regarder les chats avec indifférence.
Kedi – des chats et des hommes de Ceyda Torun (Turquie, 1 h 20). Décembre 2017 Source : Paris Normandie.fr

Cats are the stars in « Kedi – Cats and Men » by Ceyda Torun, who is interested in the relationship between felines and the guests in their homes.
Whether they are white, black, red or all three, females or males, young or old, Ceyda Torun makes film stars of those pets, half-savages, half-domesticated, who roam by the thousands on the streets of the Turkish capital. « In Istanbul, a cat is more than a cat, he embodies the unspeakable chaos, the culture, the singularity that is the essence of Istanbul, » notes Yalis Barlas, a teacher at a university in California. The director invites us to follow the peregrinations of seven cats with a strong character and the nickname which, precisely, says a lot. 

Personalities
First there is Sari, the scammer, a resourceful mother who, for her little ones, knows how to beg for what she wants to do, to rummage everywhere and steal if necessary. Bengu, the girl, is another female who knows how to play with her charms and it is necessary when one likes to be caressed. But beware, it can become fierce when it attacks its offspring. And what about Psikopat who does not need a nickname because it is aptly named: jealous, the confrontation does not scare him, and it is not necessarily the strongest who will have the last word. Male side, finally, it’s quieter, even if Aslan Parçasi is famous for being a good hunter: if he sleeps all day, at night, the rats just have to behave, as for the fishermen, they will have to watch over their fish, he adores them. We, we love Deniz, the mundane, the mascot of the organic market, and Duman, the gentleman who knock on the door of the restaurant when he is hungry. Very sociable, both get the attention of humans that they each meet in their own way. As for Gamsiz, the player is the boss … of the street he frequents.
Ceyda Torun gives the floor to the men and women that these cats attend, each giving his vision of the animal: « They are like us, with their character traits, their feelings, » says one. « They are extraterrestrials, they drink, they eat, they sleep like us, but their lives are different from ours, » explained another. Leave the conclusion to a sage who says that « for dogs, man is a God. While for cats, we are intermediaries between God and them. After this heavy-handed reflexion, you will not be able to look at the cats with indifference.
Kedi – cats and men From Ceyda Torun (Turkey, 1:20). December 2017  Source: Paris Normandie.fr