Istanbul’s dogs – Les chiens d’Istanbul

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Istanbul’s dogs!
Chateaubriand, Lamartine, Gerard de Nerval, Pierre Loti, like other travelers in the nineteenth century, described the many bands of dogs on the streets of Istanbul when it was still called Constantinople. They emphasized the affection of the Turks for these animals grouped into quarters, into clans with a pack leader. Each neighborhood had its dogs, not tolerated in the houses but living in the streets in good harmony with the inhabitants, often acting as garbage or fire alarm.
The links were not only utilitarian but also emotional. Foundations cared for the animals and distributed food to them.
But these dogs also represented a nuisance: at night, the city belonged to dogs, barking and fights disturbed the sleep of the inhabitants.
During the nineteenth century, two attempts to eliminate dogs by deportation to deserted islands in the Sea of ​​Marmara took place during the reign of Mahmut II and during the reign of Sultan Abdulaziz. This second deportation is interrupted by a fire ravaging the capital. The Stambouliotes think that it is a punishment of God and that the catastrophe would have been less dramatic if the dogs had warned them by their barking : the deported dogs are brought back to town. Sultan Abdulhamit II lets the dogs live in peace. He is the founder of the Institute against Rabies in Istanbul.
The eviction of Istanbul dogs will take place in 1910 during the reign of Sultan Mehmet V: 30,000 dogs are then removed and deported to Oxia Island. A serious earthquake immediately followed these events and was again considered « a punishment from God for the abandonment of dogs ». Stray dogs were then tolerated. 

Today, the streets of Istanbul still have some canines, but very little in regard of the past.
In fact, public opinion has brought about the emergence of the notion of animal protection in Istanbul where a Society for the Protection of Animals has been set up. Dogs (and cats) on the streets were supported by the public authority and private actors (associations, shelters).
International and national legal texts protect them throughout the country.
In practice, a recent policy of sterilization provided by hospitals of town halls for animals demonstrates the consideration of animal management : dogs carry a tag in the ear indicating that they are vaccinated and sterilized. They are calm, very nice and we often want to caress them. They are attached to a house, where a compassionate and loving person brings them daily sustenance. But they are free!

For more information Catherine Pinguet’s « Istanbul Dogs » in French or English. And only in french, article in le petit journal.com d’Istanbul taken again on http://www.dubretzelausimit.com/2017/02/les-chiens-de-rue-d-istanbul.html

Pour plus d’informations « Les chiens d’Istanbul » de Catherine Pinguet en français ou en anglais. Et article dans le petit journal.com d’Istanbul repris sur  http://www.dubretzelausimit.com/2017/02/les-chiens-de-rue-d-istanbul.html

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Les chiens d’Istanbul !
Chateaubriand, Lamartine, Gérard de Nerval, Pierre Loti, comme d’autres voyageurs au XIXe siècle, ont décrit les nombreuses bandes de chiens des rues d’Istanbul quand elle s’appelait encore Constantinople. Ils soulignaient l’affection des Turcs pour ces animaux regroupés en quartiers, en clans avec un chef de meute. Chaque quartier avait ses chiens, non tolérés dans les maisons mais vivant dans les rues en bonne harmonie avec les habitants, faisant souvent office d’éboueurs ou d’alerte pour les incendies.
Les liens n’étaient pas seulement utilitaires mais aussi affectifs. Des fondations prenaient soin des animaux et leur distribuaient de la nourriture.

Mais ces chiens représentaient aussi une nuisance : la nuit, la ville appartenait aux chiens, les aboiements et les bagarres troublaient le sommeil des habitants.
Dans le courant du XIX me siècle, deux tentatives d’élimination des chiens par déportation dans des îles désertes en mer de Marmara eurent eu lieu sous le règne de Mahmut II et sous le règne du sultan Abdulaziz. Cette deuxième déportation est interrompue par un incendie qui ravage la capitale. Les Stambouliotes pensent que c’est une punition de Dieu et que la catastrophe aurait été moins dramatique si les chiens les avaient prévenus par leurs aboiements : les chiens déportés sont ramenés en ville.
Le sultan Abdulhamit II laisse les chiens vivre en paix. Il est à l’origine de la fondation de l’Institut contre la rage à Istanbul.
L’éviction des chiens d’Istanbul aura lieu en 1910 sous le règne du sultan Mehmet V : 30 000 chiens sont alors enlevés puis déportés sur l’île d’Oxia. Un grave tremblement de terre suivit immédiatement ces événements et il fut considéré à nouveau comme « une punition de Dieu pour l’abandon des chiens ». Les chiens errants furent alors tolérés.
Aujourd’hui, les rues d’Istanbul comptent toujours quelques canidés, mais bien peu au regard du passé.

En fait, l’opinion publique a provoqué l’émergence de la notion de protection animale à Istanbul où une Société Protectrice des Animaux a été mise en place. Les chiens (et les chats) des rues ont été pris en charge par la collectivité publique et des acteurs privés (associations, refuges).
Des textes juridiques aux niveaux international et national les protègent dans tout le pays.
Dans la pratique, une politique récente de stérilisation assurée par des hôpitaux de mairies pour animaux démontre la prise en compte de la gestion des animaux : les chiens portent un tag à l’oreille qui indique qu’ils sont vaccinés et stérilisés. Ils sont calmes, très gentils et l’on a souvent envie de les caresser. Ils s’attachent à une maison, celle où une personne compatissante et aimante leur apporte leur subsistance quotidienne. Mais ils sont libres !